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Dites à ma mère que je suis là fait voyager le public avec les réfugiés dans les camps, en utilisant comme fil conducteur le seul élément qui nous rassemble...l’humanité.

S‘appuyant sur les recherches d’Amanda Da Silva, nous partons de l’idée que les frontières, et les camps, et l’exclusion sont des conceptions de pouvoir politique. Pour comprendre et prendre en charge ces questions, la science vient dialoguer avec l’art, pour créer un spectacle basé sur une expérience réelle avec les données du terrain. Cette création vise à montrer le chemin de ceux qui ont franchi les frontières à travers le corps des danseurs, des acrobates et de la conception scénographique.

Notre travail est basé sur l’observation de la réalité. Nous avons effectué des mises en situation concrètes auprès des réfugiés se trouvant dans la ville de Calais, un des symboles de l’immigration en Europe, pour voir, vivre, ressentir et comprendre dans quels différents états (émotionnel, physique, psychologique...) ces personnes se trouvent.

Des caméras troublent l’action sur le plateau, démultiplient les possibilités, trahissent la réalité et la transforment. Malgré tout, nous souhaitons que l’image soit à la fois documentaire et poétique. Le discours de l’image s’aligne évidemment sur celui du spectacle tout entier et se caractérise par des représentations symboliques et poétiques de passages, de chemins, mais aussi de barrières et de murs... Il nous faut trier, essayer maintes fois, annuler, refaire afin de ne garder que l’essentiel, l’indispensable des images. Il y a de la musique, du bruit, du son, des pulsations, il y a des voix amplifiées ou chuchotantes, il y a de la danse, de l’acrobatie, de la performance, et il y a l’image qui sert le propos, l’amène ailleurs. Nous avons fait le choix d’utiliser un traitement spécifique de l’image et une colorimétrie adaptée aux différents moments du spectacle. Entre la chaleur orangée des tons sépia, retrouvailles autour d’un feu le soir tombé, et les images filmées en mode « nightshot » (noir et verdâtre), en négatif, accompagnant les tentatives de passages. L’image au service de la fiction. L’un ne se construit pas au détriment de l’autre, mais l’accompagne, le contredit parfois, crée un dialogue, un support, tisse entre les corps des danseurs et l’image des relations inédites, ouvre des possibilités de sens, préserve le réel enjeu artistique et esthétique de la scène.

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Co-productions

Tridanse 2016
La Passerelle, scène nationale de Gap et des Alpes du Sud
Le 3bisf, lieu d’arts contemporains
Le Vélo Théâtre
Le Citron Jaune, Centre National des Arts de la Rue
La Maison Folies Wazemmes, ville de Lille

Le Cirque du Bout du Monde, Lille

Partenaires
Le Channel, scène nationale de Calais
Le Bateau Feu, scène nationale de Dunkerque

La Verrerie, Pôle national cirque Occitanie
Europe Refresh

Avec les soutiens financiers de la DRAC Nord-Pas-de-Calais-Picardie, du Conseil Régional des Hauts-de-France, du Conseil Départemental du Pas-de-Calais, de la Ville de Lille et Pictanovo



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